Commune de La Martyre

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Le patrimoine et les sites

Patrimoine et sites

LA MARTYRE possède le premier des enclos paroissiaux, dont la construction s’est, pour l’essentiel, échelonnée du XI ème au XVII ème siècle. Nous vous invitons à y pénétrer.

L’accès se fait par un arc de triomphe de style gothique flamboyant (XVI ème s.) qui présente la particularité d’être surmonté d’un chemin de ronde d’où l’on pouvait surveiller la foule lors des foires. Un passage est percé dans le mur de la maison du guet (XIV éme S.).

porche

porte egliseLe porche "racontant" de l’église fut le premier du genre (vers 1460) dans la région. Construit en pierre de Kersanton, il présente diverses scènes de la vie de Jésus-Christ, dont la Nativité à la Vierge couchée : autrefois allaitante, elle a été mutilée par un prêtre pudibond ! Des traces de peinture montrent que le porche était peint de couleurs vives.

A l’intérieur du porche, l’attention est attirée par un bénitier que domine l’Ankou, personnification de la mort dans la Bretagne d’autrefois. Aux murs sont accrochés des niches abritant les douze apôtres et au plafond apparaissent les restes d’une fresque représentant les quatre évangélistes.

On pénètre dans l’église en poussant une lourde porte fort bien travaillée (1693). Un programme de restauration est en cours depuis plusieurs années. Plusieurs fois remanié au cours des siècles, le monument est considéré comme un condensé de l’histoire architecturale religieuse de la Bretagne. On s’attardera sur quelques éléments qui font la particularité de l’église :

  • Le maître-autel (XVI - XVII èmes s.) comporte une montrance du Saint-Sacrement qui semble fortement inspirée du décor du château arrière du "Royal Louis". C'est très probablement l’œuvre d'un charpentier de marine.
  • Les vitraux : le vitrail principal, dit du Crucifiement, a été créé (1535) à partir d’un carton du maître verrier flamand Jost de Negker. Il a servi de modèle pour d’autres églises du Pays des Enclos. Dans le bas-côté nord, le vitrail de la Dormition de la Vierge (1560) a été entièrement remonté et complété il y a peu. Sur les bas-côtés, les ouvertures viennent de recevoir des vitraux de facture moderne, qui se marient fort bien avec le style de l’édifice.
  • Les sablières polychromes (1560 ) exposent des scènes pittoresques. On peut y voir, notamment, un joueur de biniou (c’est rare dans une église), une scène de labour (l’araire est tiré par un attelage mixte, composé de deux couples de chevaux encadrant une paire de boeufs) et un enterrement.
  • Les peintures murales ont été découvertes en 1997 lors de la réfection des enduits. Elles dateraient du XIVème siècle. Bien que très dégradées, elles constituent un témoignage très rare de l’art pictural religieux dans notre région. Il est prévu de restituer des parties des scènes les mieux conservées.
  • Un baptistère, une chaire, des bénitiers, des statues, des rétables, un chancel fait de piliers d'une pierre sonore, des rétables ... l'église ne manque pas de richesses à découvrir!
    Quand vous en sortirez, vous ne manquerez pas de vous attarder devant l'ossuaire (1619) tout de sobriété et d'équilibre.

calvaireMais la vérité du lieu est terrible, comme le rappelle la banderole en breton

"an maro han barn han ifern ien pa ho soing den e tle crena fol eo na preder e esperet guelet ez eo ret decedi"

ce qui peut se traduire par : " La mort, le jugement, l'enfer froid, quand l'homme y pense, il doit trembler. Fou est celui dont l'esprit ne médite, sachant qu'il faut trépasser"

Dans un pan cassé du mur extérieur, une surprenante cariatide, de taille presqu'humaine semble illustrer ce terrible avertissement.

La sacristie, enfin, date de 1699 : c'est la dernière addition à l'édifice. De style "jésuite", avec son plan quadrilobé et sa grande coupole ronde, elle apporte une note particulière à l'ensemble architectural.

Pour en savoir plus....

..lire

Notamment les ouvrages de Fons DE KORT (Éditions du Dossen - 1985) et le dernier "LA MARTYRE, QUELQUES GLANES " édité avec le concours de l'association Ar Merzer (1996).

...consulter

L’Association pour la Promotion des Enclos Paroissiaux de la Vallée de l’Elorn (APEVE) a pour vocation de mieux faire connaître ce patrimoine exceptionnel. Une grande partie des Enclos concernés a fait l’objet de visites conférences et quelques-uns ont déjà bénéficié de la réalisation d’un livret de présentation.

Son nouveau site internet vient d’être mis en ligne à l’adresse : www.apeve.net

Renseignements en mairie au 02 98 25 13 19.

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